Marie-George BUFFET

Marie-George BUFFET

Marie-George Buffet (née le 7 mai 1949 à Sceaux dans les Hauts-de-Seine), est une femme politique française du Parti communiste français (PCF).

Licenciée en histoire-géographie, elle est employée à la mairie du Plessis-Robinson. Elle adhère au PCF en 1969. Durant ses études, elle est présidente de la Fédération des résidences universitaires de France, et membre du Bureau national de l'UNEF. Elle est mariée et mère de deux enfants.

En 1977, elle devient adjointe au maire de Châtenay-Malabry. Au Parti communiste, elle gravit tous les échelons et, en 1987, entre au Comité central, puis en 1994 au Bureau national où elle se rallie à Robert Hue, qui succède à Georges Marchais. Durant cette période, elle est rédactrice en chef des Cahiers du Communisme. En 1997, elle entre au Secrétariat national du parti. Lors de la victoire de la gauche plurielle, elle devient député et est nommée ministre de la Jeunesse et des Sports le 4 juin 1997. Elle s'y fait remarquer pour son action contre le dopage et par la mise en place du Conseil national de la jeunesse, une nouvelle instance consultative.

En 2001, alors que Robert Hue prend la présidence du parti, fonction nouvellement créée, elle devient secrétaire nationale. Marie-George Buffet quitte son poste le 5 mai 2002, pour être remplacée par Jean-François Lamour. La même année, le 16 juin, elle est élue député pour la XIIe législature (2002 - 2007), dans la 4e circonscription de la Seine-Saint-Denis.

La démission de Robert Hue de sa fonction de président, en 2002, marque la fin de la codirection et la laisse seule à la tête du PCF. En 2004, elle est tête de la liste du PCF aux élections régionales en Île-de-France dans une démarche cherchant à rapprocher le PCF de divers acteurs des mouvements sociaux (Alternative citoyenne, Les Alternatifs, Association de la gauche républicaine, etc.) sous l'étiquette Gauche populaire et citoyenne.

Militante féministe, elle a participé aux diverses actions de la CADAC (Coordination des associations pour le droit à l'avortement et à la contraception) et aux Assises des droits des femmes.

Depuis 2001 elle est conseillère municipale de Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis). Elle a été conseillère régionale d'Ile-de-France du 16 mars 1998 au 1er juillet 2002. Elle est députée de Seine-Saint-Denis du 1er juin au 4 juillet 1997 et depuis le 16 juin 2002. Du 4 juin 1997 au 5 mai 2002, elle est ministre de la jeunesse et des sports.

Elle a été secrétaire nationale du PCF depuis le 31e congrès en octobre 2001, réélue lors du 33e congrès le 26 mars 2006, mais a quitté ses fonctions le 4 janvier 2007, le temps de la campagne pour l'élection présidentielle, à laquelle elle candidate sous la dénomination « gauche populaire et antilibérale ».

Pour les élections présidentielle et législatives de 2007, elle s'est engagée dans la démarche de rassemblement antilibéral opérée autour d'environ 700 collectifs locaux dans toute la France, et d'organisations et de personnalités impliquées dans la campagne victorieuse pour un « non de gauche » au projet de Traité établissant une Constitution pour l'Europe lors du référendum du 29 mai 2005, regroupées au sein du Collectif national d’initiative pour un rassemblement antilibéral de gauche et des candidatures communes (son parti a signé l'appel du 11 mai 2005). Candidate à l'investiture des collectifs, elle a été placée en tête par la majorité de ceux-ci lors de leur consultation, malgré la contestation d'adversaires pour qui le Parti communiste aurait effectué un « coup de force » en tentant de « s'approprier » les collectifs. Les modalités de vote prévoyaient cependant un « double consensus » (au sein des collectifs, puis des organisations). Le 10 décembre, sa candidature étant minoritaire parmi les organisations du collectif national, le rassemblement antilibéral s'est trouvé dans l'impossibilité de désigner un candidat.

Le PCF a consulté ses militants le 20 décembre sur le maintien ou le retrait de la candidature de Marie-George Buffet. Les militants du PCF ont décidé, dans un vote interne (à plus de 81 %) de la présenter « pour porter le rassemblement antilibéral à l'élection présidentielle ». Le lendemain, un Collectif national se tenait, constatant que le désaccord entre les organisations parties prenantes du rassemblement persistait, et prenant acte qu'il n'y aurait pas de candidature unique de la gauche antilibérale à la présidentielle de 2007 (mais certains collectifs font depuis le choix de soutenir la campagne de Marie-George Buffet).

Marie-George Buffet déclare le 22 décembre à la télévision : « Je rentre en campagne », puis se met en congé de la direction du PCF le 4 janvier 2007. Ainsi, elle affirme ne pas se présenter en tant que candidate du seul PCF, mais comme la candidate d'un « rassemblement populaire et antilibéral », laissant la porte ouverte au autres organisations. Elle prend comme slogan : « Vivre mieux, on y a droit ».

(source: Wikipedia)

Affiche de campagne de Marie-George Buffet

Principales propositions

Culture et communication

- Introduction des enseignements artistiques dès la maternelle.
- Défense de l'exception culturelle au sein de l'OMC ; soutien à la ratification de la convention sur la diversité culturelle de l'Unesco.
- Suppression du CSA, remplacé par un Conseil supérieur des médias, composé d'élus, de professionnels et de citoyens.
- Vote d'une loi interdisant la concentration dans les médias et l'édition.
- Suppression progressive de la publicité sur les chaînes publiques ; instauration d'une taxe sur les revenus publicitaires des chaînes privées.
- Réforme du droit d'auteur : soutien au développement d'Internet et des logiciels libres, rémunération des créateurs garantie par une taxe sur les profits des entreprises du secteur culturel.
- Inscription du droit à l'information dans la Constitution.

Economie et emploi

- Augmentation du smic à 1 500 euros brut, fin du gel des salaires.
- Création d'un système de sécurité d'emploi ou de formation, assurant soit un emploi, soit une formation.
- Revalorisation du taux et de la durée d'indemnisation du chômage.
- Plan pluriannuel de résorption de l'emploi précaire, interdiction de l'emploi de stagiaires en remplacement de salariés.
- Possibilité pour les salariés d'imposer des moratoires suspensifs sur les délocalisations et restructurations.
- Application pleine des 35 heures, avancée vers les 32 heures.
- Sanctions financières pour les entreprises ne réduisant pas les disparités salariales entre hommes et femmes.
- Interdiction des marges arrière dans la grande distribution.
- Réforme de la PAC, basée sur la souveraineté alimentaire et les accords de coopération.
- Création de pôles publics financiers régionaux comme alternative au financement par les actionnaires.
- Suppression des stock-options, mise en place d'un système public de l'épargne.
- Refonte des cotisations sociales, étendues notamment aux profits financiers, parallèlement au déclin de la CSG et de la CRDS.
- Doublement sur cinq ans de la part des impôts progressifs dans le budget de l'Etat, et réduction proportionnelle des impôts indirects comme la TVA.
- Fixation du minimum imposable à 18 000 euros ; triplement de l'ISF pour les patrimoines supérieurs à 1,2 million d'euros.
- Modulation de l'impôt sur les entreprises en fonction de l'utilisation des bénéfices (réinvestissement ou distribution aux actionnaires).

Education

- Scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans, suppression de l'apprentissage à 14 ans.
- Revalorisation du budget de l'éducation nationale à hauteur de 7 % du PIB ; doublement du budget de la formation professionnelle.
- Recrutement et formation de 150 000 enseignants et 45 000 personnels d'accompagnement sur cinq ans ; retour des personnels non enseignants au sein de l'éducation nationale.
- Doublement du financement de la recherche ; exonération de la TVA pour les établissements publics de recherche.
- Augmentation du budget de la jeunesse et des sports à 1% du PIB.

Environnement

- Lancement d'un grand programme de recherche sur les économies d'énergie.
- Création d'un pôle public de l'énergie, regroupant EDF, GDF, Areva, Total et la Cogema.
- Réflexion autour d'une production d'énergie nucléaire propre, durable et 100 % publique.
- Moratoire sur la production d'OGM en plein champ.
- Mise hors la loi des pavillons de complaisance.
- Création d'un impôt sur les profits pétroliers pour financer un Fonds national de lutte anti-pollution.
- Application du protocole de Kyoto ; suppression du droit à polluer.

Europe

- Vote sur un nouveau traité européen, comportant une charte des droits fondamentaux contraignante, soumis à référendum dans tous les pays.
- Recul des pouvoirs de la Commission européenne au profit du Parlement européen et des parlements nationaux.
- Soumission de la Banque centrale européenne au contrôle des parlements nationaux.
- Suppression du pacte de stabilité au profit d'un financement concerté de politiques de développement.
- Refus des directives de libéralisation des services publics ; création d'un réseau européen d'entreprises publiques.

Famille et logement

- Construction en cinq ans de 600 000 logements HLM, application de la loi SRU imposant 20 % de logements sociaux par commune.
- Interdiction des saisies, des expulsions, des coupures d'eau, de gaz et d'électricité.
- Interdiction des ventes à la découpe.
- Financement à hauteur de 2 % du PIB d'un service décentralisé du logement et de l'habitat.
- Reconnaissance du droit au mariage et à l'adoption pour les couples homosexuels.

Immigration et intégration

- Régularisation de tous les sans-papiers, respect du droit d'asile, suppression des zones d'attente des centres de rétention, rétablissement de l'aide médicale d'Etat.
- Le droit de vote sera accordé à tous les immigrés après trois ans de résidence pour les élections locales et dix ans pour les élections nationales.
- La lutte contre les discriminations sera déclarée grande cause nationale.

Institutions et réforme de l'Etat

- Election d'une Assemblée constituante pour la création d'une nouvelle République.
- Instauration du référendum d'initiative populaire.
- Généralisation du vote à la proportionnelle, obligation de respecter la parité, diminution de la durée des mandats et interdiction des cumuls.
- Suppression du Sénat.
- Election du président de la République au suffrage indirect pour cinq ans.
- L'indépendance de la justice sera contrôlée par le Conseil supérieur de la justice, dont le président de la République et le garde des sceaux seront exclus.
- Abolition de l'article 49-3.
- Revalorisation de 10 % des salaires des fonctionnaires.
- Création d'un Haut Conseil de la laïcité.
- Abandon des privatisations de services publics, qui seront exclus de l'Accord général sur les commerces et les services.

Justice et sécurité

- Abrogation des lois Perben et Sarkozy.
- Redéploiement d'une police de proximité.
- Renforcement de la prévention par le développement de l'action sociale.
- Présence obligatoire d'un avocat dès la première heure de garde à vue.
- Accompagnement de toute peine de prison d'un projet global de réinsertion.

Politique étrangère et défense

- Emancipation vis à vis de l'OTAN.
- Aide financière au développement des anciennes colonies françaises.
- Application stricte des traités de non-prolifération nucléaire.
- Soutien à la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967, vivant dans une sécurité partagée avec Israël.
- Démantèlement des bases militaires en Méditerranée.

Santé et retraites

- Abrogation de la réforme Douste-Blazy.
- Objectif de 100 % des dépenses de soins remboursées ; remboursement immédiat à 100 % de tous les modes de contraception.
- Rétablissement de l'élection des administrateurs de la Sécurité sociale par les assurés.
- Rétablissement de la retraite à 60 ans à taux plein pour 37,5 années de cotisation.
- Développement du système de retraites par répartition.

Précédentes candidatures

Marie-George Buffet se présente pour la première fois.

Site officiel

- Gauche populaire et antilibérale - Marie-George Buffet

Bibliographie

- Un peu de courage, Le Cherche Midi, Paris, 2004.