Nicolas SARKOZY
Nicolas Sarkozy (de son nom usuel Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa), né le 28 janvier 1955 dans le XVIIe arrondissement de Paris, est un homme politique français. Il est président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, président du conseil général des Hauts-de-Seine, conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine, dont il a été le maire de 1983 à 2002. Il est surnommé « Sarko » par ses partisans comme par ses adversaires.
Il est le fils d'un immigré hongrois, Pál Sárközy de Nagybocsa. Nicolas Sarkozy naît en 1955 ; il est catholique baptisé. Il a deux frères : Guillaume, né en 1952, futur patron dans le textile (un temps vice-président du MEDEF) et François, né en 1957, qui devient pédiatre puis chercheur en biologie. Lorsque Paul Sarkozy quitte le domicile conjugal en 1959, sa femme reprend ses études pour élever ses enfants. Elle devient avocate au barreau de Nanterre ; elle plaide dans l'affaire Villarceaux. Paul Sarkozy se marie encore trois fois. De son deuxième mariage, il a deux autres enfants : Caroline et Olivier. Nicolas Sarkozy passe son enfance dans le XVIIe arrondissement de Paris puis à Neuilly-sur-Seine.
Après des études à l'université Paris X, il sort diplômé en droit public et en sciences politiques : il obtient une maîtrise de droit privé en 1978. En 1978, il est appelé sous les drapeaux, avant d'entrer à l'Institut d'études politiques de Paris, sans toutefois parvenir à en être diplômé. Il soutient en 1981 un mémoire de DEA sur le référendum du 27 avril 1969. En 1981, après avoir longtemps hésité à devenir journaliste, il se résout au dernier moment à passer le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA), suivant ainsi les traces de sa mère.
Il est l'un des deux associés du cabinet d'avocat parisien « Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy » spécialisé dans le droit immobilier et comprenant onze avocats. Cependant, l'exercice de l'activité d'avocat étant incompatible avec toute autre activité, il n'exerce pas cette profession pendant ses périodes d'activité gouvernementale, il ne plaide donc pas souvent mais touche une part des profits de ce cabinet d'avocat (241 000 euros en 2002). Nicolas Sarkozy paie l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Il possédait un patrimoine de 1,137 million d'euros au 1er janvier 2006 et s'est acquitté d'une somme de 1988 euros à ce titre.
En 1984, il rencontre Cécilia Ciganer-Albeniz lorsqu'en qualité de maire de Neuilly, il la marie à l'animateur de télévision Jacques Martin, qu'elle quitte pour lui en 1989. Après un divorce assez difficile, ils se marient en octobre 1996. Ils ont un fils, Louis, né en 1997.
Il adhère à l'Union des démocrates pour la République (UDR) en 1974 et milite pour l'élection de Jacques Chaban-Delmas, puis est délégué départemental des jeunes de Hauts-de-Seine en 1975. En 1976, il adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua à propos duquel il déclare en 1983 « tout le monde sait que je suis son double ». Il devient responsable de la section de Neuilly en 1976, secrétaire de la circonscription Neuilly-Puteaux en 1977, élu conseiller municipal de Neuilly en 1977, 37e de liste sur 37 élus. Il est président du comité de soutien des jeunes à la candidature de Jacques Chirac en 1980.
En 1983, il devient maire de Neuilly-sur-Seine à 28 ans, succédant à Achille Peretti, décédé, mais aussi en prenant de court le prétendant en titre, Charles Pasqua, alors hospitalisé pour une opération de hernie. Il est chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l'Intérieur. De fait, il est le conseiller en communication du gouvernement à l'époque de l'accident de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Il devient député à 34 ans et ministre du Budget à 38.
En 1993, lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly, il négocie directement avec le preneur d'otage.
Lors de la large victoire de la droite aux élections législatives de 1993, il est élu député de Neuilly puis nommé ministre du Budget dans le gouvernement Édouard Balladur. Il y fait son apprentissage des rouages gouvernementaux et son image médiatique commence à se façonner.
En 1995, il soutient Édouard Balladur pour la campagne présidentielle mais c'est finalement Jacques Chirac qui est élu. Ce soutien lui vaut la perte de confiance Jacques Chirac. Il n'obtient aucun poste ministériel dans le nouveau Gouvernement d'Alain Juppé.
En 1999, il devient brièvement président du RPR et conduit la liste RPR-DL de son parti uni avec Démocratie libérale aux élections européennes de 1999, marquées par le désistement de Philippe Séguin et une sévère défaite : la liste arrive en troisième position avec seulement 12,8 % des suffrages (contre 25,58 % pour l'union RPR-UDF, arrivée en première place, conduite par Dominique Baudis en 1994 et 16,4 % pour l'UMP en 2004), derrière celle de Charles Pasqua (13,1%). Il abandonne alors toute responsabilité au sein du parti et se retire de la politique nationale. Pendant cette période, il publie un livre, Libre.
La XIIe législature est une ascension pour Nicolas Sarkozy, tant politique (gouvernementale et de parti) que médiatique et populaire. Il devient le numéro 2 du gouvernement, prenant souvent le pas médiatiquement sur le Premier ministre, devenant le rival du Président, Jacques Chirac. Après le 21 avril 2002, il devient la cible privilégiée des critiques de l'opposition.
En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre mais le nomme ministre de l'Intérieur. Il impose un style « musclé » et fait de la sécurité sa priorité, déclarant vouloir s'affirmer par l'action. Il organise avec Gilles de Robien une politique répressive sur les excès de vitesse destinée à renforcer la sécurité routière. Il soutient la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM) initiée en 1999 par Jean-Pierre Chevènement et intervient sur les dossiers de l'éducation et des retraites.
Nicolas Sarkozy est partisan du renforcement de la loi pour la sécurité intérieure promulguée en mars 2003. Cette loi est d'ailleurs souvent appelée « Loi Sarkozy ».
Il est nommé ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en 2004. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit de l'État mais doit céder à la demande du président ; il annonce cependant le respect en 2005 par la France du pacte de stabilité, ce qui sera confirmé. (déficit de 2,9 % du PIB) Au plan industriel, il a enclenché la privatisation de France Télécom, conclu le changement de statut d'EDF et GDF, et annoncé la privatisation partielle du groupe Areva. Dans le secteur privé, il a sauvé Alstom du dépôt de bilan et favorisé la fusion Sanofi/Aventis. Il a également dénoncé avec fermeté les fortes hausses de prix dans la grande distribution ou les banques, et signé des accords avec les professionnels concernés.
Après le résultat négatif du référendum portant sur le Traité constitutionnel européen (29 mai 2005), le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin démissionne (31 mai 2005). Si Nicolas Sarkozy n'est pas nommé Premier ministre, il obtient néanmoins le poste de ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement du territoire, au second rang de préséance. Il cumule ainsi un poste ministériel régalien avec la présidence de l'UMP, alors que ce cumul avait été jugé impossible par le chef de l'État lors de son interview du 14 juillet 2004. Il conserve en même temps la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine.
Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine, porte-parole de Nicolas Sarkozy, aux 2ndes Assises Nationales des Berbères de France
envoyé par cbf-media
Principales propositions
Culture et communication
- Gratuité des musées nationaux.
- Augmentation du budget de la culture, suppression des freins au mécénat.
- Accroître les obligations des chaînes de télévision publique en matière d'émissions culturelles.
- Soutien aux droits d'auteur et aux droits voisins ; création d'une agence chargée de régler les litiges entre ayants droit et professionnels d'Internet.
- Soutien au développement du logiciel libre.
Economie et emploi
- Conditionnement des exonérations de charge à la hausse des salaires.
- Création d'un contrat de travail unique, à durée indéterminée, à droits progressifs, plus souple en matière de licenciement économique.
- Tout minimum social sera obligatoirement assorti d'un travail d'intérêt général.
- L'allocation-chômage ne pourra être inférieure au smic, mais un demandeur d'emploi ne pourra pas refuser plus de trois offres correspondant à ses compétences.
- Augmentation de la prime pour l'emploi.
- Exonération de charges pour les heures supplémentaires.
- Création d'un système de capital-risque public et de prêt à taux zéro pour les créations d'entreprises.
- Relance des négociations sur la baisse de la TVA sur la restauration.
- Un bouclier fiscal sur 50 % des revenus.
- Défiscalisation totale des emplois de services à la personne.
- Exonération des droits de succession pour les patrimoines « petits et moyens ».
- Ramener en cinq ans la dette publique sous les 60 % du PIB.
- Réduction de 4 % du PIB des prélèvements obligatoires.
- Réservation d'une partie des marchés publics aux PME.
Education
- Scolarisation de tous les enfants handicapés d'ici cinq ans.
- Création d'une filière d'excellence de formation des enseignants en cinq ans.
- Suppression progressive de la carte scolaire, simplification de l'inscription dans le privé.
- Division par deux des effectifs des établissements les plus dégradés.
- Création de filières d'excellence dans tous les lycées (les 5 % des meilleurs élèves rejoindront les classes préparatoires aux grandes écoles).
- Augmentation des bourses ; les revenus des étudiants qui travaillent seront défiscalisés et ne seront pas pris en compte dans le calcul de leurs ressources pour l'attribution de bourses et de logements.
- Prêts à taux zéro pour les étudiants contre l'engagement de suivre un programme d'accès à l'emploi.
- Renforcement de l'éducation civique.
- Augmentation du budget de l'enseignement supérieur de 50 %.
- Doublement des places en IUT et en licences professionnelles.
- Augmentation du budget de la recherche de 40 % d'ici à 2012.
- Création d'un service civique de six mois, qui pourrait être rendu obligatoire après expérimentation.
Environnement
- Taxer la pollution plutôt que le travail.
- Maintien de la production d'énergie nucléaire pour limiter le rejet de gaz à effet de serre.
- Promotion d'un droit international de l'environnement.
Europe
- Renforcement de la préférence communautaire en matière économique.
- Réévaluation de l'euro.
- Opposition à l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne.
- Vote sur un nouveau traité européen simplifié par voie parlementaire : présidence stable du Conseil européen, création d'un ministre des Affaires étrangères de l'Union.
- Augmentation du budget consacré à la défense européenne.
Famille et logement
- Instauration d'une discrimination positive fondée sur des critères sociaux, économiques et éducatifs.
- Objectif de zéro SDF dans deux ans.
- Création de prêts immobiliers garantis par l'Etat.
- Construction en dix ans des 700 000 logements manquants pour résorber la crise du logement.
- Extension des allocations familiales aux familles avec un enfant.
- Opposition au mariage, mais favorable à une union civile pour les couples de même sexe.
Immigration et intégration
- Instauration de l'"immigration choisie".
- Modification du regroupement familial : un immigré ne pourra faire venir sa famille en France que s'il a un revenu provenant d'un travail et un logement décent.
- Obligation pour les immigrés d'apprendre à lire et à écrire le français.
- Mise en place de la discrimination positive.
- Réforme des lois sur la laïcité : l'Etat pourra participer à la formation et au financement des cultes.
Institutions et réforme de l'Etat
- Instauration du service minimum dans les services publics.
- Suppression des organismes inutiles, augmentation de la productivité des services publics.
- Financement des dépenses courantes de l'Etat assuré uniquement par l'impôt.
- Création d'un « guichet unique » pour les démarches administratives des PME.
- Limitation de la présidence de la République à deux mandats ; responsabilité du président devant le Parlement.
- Limitation du nombre de ministres à quinze.
- Non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, augmentation des salaires et de la formation dans la fonction publique.
Justice et sécurité
- Création de peines-planchers pour les multirécidivistes.
- Création d'une note de discipline dans les écoles.
- Placement sous tutelle des allocations familiales pour les parents qui n'assument pas leurs obligations.
- Introduction d'un jury au tribunal correctionnel pour les affaires importantes.
- Réforme de l'ordonnance de 1945 sur la responsabilité pénale des mineurs.
Politique étrangère et défense
- Maintien du budget de la défense à son niveau actuel.
- Développement de nouvelles armes (armes antimissiles).
- Création d'un conseil de sécurité national, rattaché au président de la République, et d'une agence de sécurité civile.
- Lancement d'une réflexion sur la doctrine de dissuasion nucléaire.
- Limitation de la présence militaire française en Afrique.
- Politique ferme sur la question du nucléaire iranien, dans le cadre de l'Onu.
Santé et retraites
- Encouragement financier pour les médecins qui assument des tâches pour la collectivité.
- Alignement des honoraires des médecins généralistes sur ceux des spécialistes.
- Renforcement de l'autonomie des établissements hospitaliers.
- Alignement des régimes spéciaux des retraites sur le régime général.
- Revalorisation du minimum vieillesse.
- Prise en compte du temps passé à l'éducation des enfants dans le calcul des retraites.
- Instauration d'une franchise sur les actes médicaux.
- Augmentation à 50% du remboursement des soins dentaires et optiques.
Précédentes candidatures
Nicolas Sarkozy se présente pour la première fois.
Sites officiels
- Sarkozy.fr
- Les supporters de Sarkozy
- Débat-Sarkozy.fr
Bibliographie
- Georges Mandel, le moine de la politique, Grasset, Paris, 1994
- Au bout de la passion, l'équilibre (entretiens avec Michel Denisot), Albin Michel, Paris, 1995
- Libre, Robert Laffont et XO, Paris, 2001
- La République, les religions, l'espérance, Éditions du Cerf, Paris, 2004
- Témoignage, XO Editions, Paris, 2006.