Philippe de VILLIERS

Philippe de VILLIERS

Né en Vendée le 25 mars 1949, Philippe de Villiers est marié et père de sept enfants. Son père, Jacques de Villiers, colonel lorrain, a servi sous les ordres du Maréchal de Lattre. Fait prisonnier par les nazis en 1940, il tentera plusieurs fois de s’évader. C’est pour rejoindre de Lattre que la famille Villiers s’est installée en Vendée après la Libération. La formation de Philippe de Villiers (Sciences- Po, l’ENA) l’amène à intégrer le corps préfectoral en 1978. Homme de convictions, il démissionne en 1981 après l’arrivée de la gauche, refusant de servir le pouvoir socialo-communiste. Il devient alors entrepreneur.

Philippe de Villiers entre véritablement en politique à l'occasion des élections législatives de mars 1986, qui verront la victoire de la droite et qui conduiront François Mitterrand à nommer Jacques Chirac au poste de Premier ministre, inaugurant ainsi la pratique de la cohabitation. En effet, Philippe de Villiers apparaît alors comme candidat de la liste d'Union pour la Vendée composée dans le cadre d'une alliance du RPR et de l'UDF. Le scrutin de liste à la proportionnelle donne 3 élus sur 5 à cette Union pour la Vendée. Philippe de Villiers, 4e de la liste, n'est pas élu, et il doit donc se contenter d'être suppléant.

En dépit de cet échec, la notoriété qu'il a acquise comme créateur de la « cinescénie » du Puy du Fou lui vaut d'être aussitôt nommé secrétaire d'État auprès du ministre de la culture et de la communication dans le Gouvernement Jacques Chirac. En juin 1987, le décès de Vincent Ansquer, député de la Vendée et ancien ministre RPR, donne à Philippe de Villiers, toujours suppléant, la possibilité d'entrer à l'Assemblée nationale. Pour ce faire, il lui faut démissionner du Gouvernement, où il se trouvait d'ailleurs en désaccord avec son ministre de tutelle, François Léotard. Cultivant son ancrage local, il entre au Conseil général de la Vendée, où il succède également à Vincent Ansquer, cette fois comme représentant du canton de Montaigu.

Lors de la campagne présidentielle qui s'ouvre peu après, il soutient, en compagnie de Charles Millon, le candidat UDF Raymond Barre.

A la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale consécutive à la réélection de François Mitterrand le 8 mai 1988, Philippe de Villiers devient le 11 juin, le député le mieux élu de France : 74,56 % dès le premier tour contre la socialiste Claudette Adam.

En octobre 1988, Philippe de Villiers est élu à la présidence du Conseil général de la Vendée.

En 1990, Philippe de Villiers prend une part active dans la révélation de l'affaire Urba. Lors des élections européennes de 1994, il mène sa propre liste, sur une ligne souverainiste, avec le juge Thierry Jean-Pierre et le magnat Jimmy Goldsmith. Arrivé 3e en récoltant 12,34 % des suffrages, son groupe envoie 13 députés à Strasbourg. Philippe de Villiers démissionne de ce mandat en 1997 pour se présenter aux élections législatives. Il est réélu au 1er tour avec 68,35% des suffrages dans sa circonscription vendéenne.

En 1995, Philippe de Villiers est candidat à l'élection présidentielle. Il obtient 4,7 % des voix et appelle à voter Jacques Chirac au deuxième tour pour faire obstacle aux candidats de gauche.

Aux législatives de 1997, il s'allie à Olivier d'Ormesson : le MPF présente des candidatures communes avec le CNIP, sous l'étiquette LDI (La droite indépendante). Lors des régionales de l'année suivante, il fait partout liste commune avec le RPR.

En 1999, il noue une alliance avec Charles Pasqua, qui entre en dissidence avec le RPR et avec qui il crée le RPF. Aux élections européennes du 13 juin, la liste Pasqua-Villiers arrive, en France, en tête de la droite, devant celle du RPR et de DL emmenée par Nicolas Sarkozy. Avec 13,05 % des suffrages, la liste Pasqua-Villiers obtient 13 sièges et Philippe de Villiers est réélu député européen. Le MPF fusionne avec le RPF. Philippe de Villiers ne siège toutefois que cinq mois au Parlement européen, préférant revenir à l'Assemblée nationale, tout comme d'autres têtes de listes françaises (Nicolas Sarkozy, François Hollande ou Robert Hue).

En 2000, Philippe de Villiers quitte le RPF, dont il dénonce la gestion par Charles Pasqua, et recrée le MPF, puis le mouvement de jeunesse qui y est associé, les Jeunes pour la France (JPF), le 30 juin 2001.

En 2002, il ne se présente pas à la présidentielle, et il ne donne pas d'instruction de vote au deuxième tour. Il est de nouveau élu député de la Vendée avec 67,2% des suffrages. Il siège à l'Assemblée nationale parmi les non-inscrits. En juin 2004, poursuivant ses va-et-vient entre le mandat de député national et celui de membre du Parlement Européen, il est élu député européen dans la circonscription interrégionale Ouest, où la liste qu'il mène obtient 12,36 % des voix. Au plan national, le MPF récolte 6,67 % des voix, et ne peut compter que sur 3 représentants à Strasbourg.

En 2005, lors de la campagne référendaire sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe, Philippe de Villiers est l'un des tenants du « non » souverainiste à droite.

(source: Wikipedia)

Affiche de campagne de Philippe de Villiers

Principales propositions

Culture et communication

- Promotion de l'art français et européen dès l'école primaire.
- Faire du développement de la francophonie une grande priorité du quinquennat ; promotion de la culture française à l'étranger.

Economie et emploi

- Baisse des charges de 50 % pour les PME-PMI. Exonération pendant deux ans de toutes les charges sociales pour les créateurs de petites entreprises.
- Création d'un label « 100 % français » pour les produits fabriqués en France.
- Remplacement des charges sociales par une TVA sociale sur les produits fabriqués à l'étranger.
- Abrogation des 35 heures.
- Suppression du monopole de l'ANPE ; radiation des chômeurs refusant plus de deux offres correspondant à leur formation et à leur zone géographique.
- Suppression du monopole syndical et du financement public des syndicats.
- Le versement du RMI sera soumis à la participation à une activité sociale, associative ou humanitaire.
- Inscription dans la Constitution d'un taux d'imposition obligatoire de 33 % maximum.

Education

- Suspension des allocations familiales pour les parents qui ne respectent pas leurs devoirs.
- Instauration d'un revenu parental d'éducation de 1000 euros net.
- Suppression des IUFM, remplacés par des instituts de formation plus stricts.
- Suppression du collège unique et de la carte scolaire.
- Stage obligatoire d'un mois chez un artisan ou à l'usine en fin de troisième.
- Instauration de l'uniforme à l'école.
- Réforme des programmes d'instruction civique pour mettre en avant la grandeur de la France ; un drapeau tricolore dans toutes les cours de récréation.
- Interdiction de la fermeture de classes de primaire dans les communes rurales.

Environnement

- Application du principe de précaution sur les OGM.
- Instauration du principe « pollueur-payeur ».
- Multiplication des dégrèvements fiscaux pour les investissements écologiques.

Europe

- Instauration de tarifs douaniers fluctuants aux frontières de l'Europe.
- Interruption des négociations sur l'adhésion de la Turquie.
- Baisse unilatérale de la TVA sur la restauration.
- Création d'un marché commun agricole avec les pays qui ont une politique de souveraineté alimentaire et rétablissement de la préférence communautaire pour les produits agricoles.
- Instauration d'un contrôle politique sur la Banque centrale européenne.

Famille et logement

- Création d'un service civique ou militaire de six mois pour une partie des jeunes Français.
- Création d'un prêt à taux zéro familial pour l'accession à la propriété d'un logement social.
- Abrogation de la loi SRU.
- Avantages fiscaux pour les jeunes couples, les commerçants et les professions médicales qui s'installent dans une commune rurale.
- Refus du mariage et de l'adoption pour les couples homosexuels ; inscription de ce principe dans la Constitution.
- Politique d'incitation fiscale au mariage ; remise en cause du régime fiscal du pacs.
- Versement des allocations familiales uniquement aux parents français.
- Création d'un ministère de la famille.

Immigration et intégration

- Abrogation du regroupement familial.
- Réforme du droit du sol ; interdiction de la double nationalité.
- Rétablissement de la double peine.
- Expulsion de tous les clandestins ; dissolution des associations de soutien aux sans-papiers.
- Création d'un ministère du codéveloppement, pour fixer les populations dans leur pays d'origine : priorité aux pays francophones et à ceux qui encouragent le retour de leur population.
- Instauration d'une préférence pour les Français dans l'emploi et le logement.
- Suspension de la construction de mosquées ; dissolution du Conseil français du culte musulman.

Institutions et réforme de l'Etat

- Inscription du droit au travail dans la Constitution.
- Instauration d'un service minimum dans les transports publics ; droit de grève soumis à un vote à bulletin secret.
- Instauration du référendum d'initiative populaire, et multiplication des référendums sur les grands sujets de société.
- Mise en place du scrutin proportionnel sur un tiers des sièges aux législatives.
- Suppression de l'immunité parlementaire.
- Non-renouvellement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique.
- Obligation de résultats et rémunération au mérite pour les fonctionnaires.

Justice et sécurité

- Suppression de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs délinquants.
- Imposition d'une « peine certaine » pour les petits délits.
- Référendum sur le rétablissement de la peine de mort.
- Suppression de la libération conditionnelle pour certains condamnés à perpétuité.
- Dissolution des syndicats de magistrats.
- Assouplissement des sanctions pour les petits délits routiers.
- Construction de 20 000 places supplémentaires en prison ; séparation des condamnés en fonction du type de délits commis.

Politique étrangère et défense

- Augmentation de 5 % du budget de la défense.
- Vote d'une loi interdisant aux investisseurs étrangers de contrôler un secteur stratégique.

Santé et retraites

- Libéralisation de l'âge de la retraite.
- Abolition des régimes spéciaux et harmonisation des régimes public-privé.
- Epargne salariale obligatoire ; établissement de la pension de réversion à 100 % de la retraite du conjoint.
- Instauration d'un quotient familial (à partir du troisième enfant) pour les retraites.
- Indexation des retraites des agriculteurs sur le régime général.

Précédentes candidatures

En 1995, Philippe de Villiers recueille 4,7 % des voix.

Sites et blogs officiels

- Pour la France
- P2V.fr

Bibliographie

- Lettre aux jeunes, Jean-Claude Lattès, Paris, 1988
- Lettre ouverte aux coupeurs de tête et aux menteurs du Bicentenaire, Albin Michel, Paris, 1989
- La Chienne qui miaule, Albin Michel, Paris, 1990
- Notre Europe sans Maastricht, Albin Michel, Paris, 1992
- Avant qu'il ne soit trop tard, Albin Michel, Paris, 1993
- La Société de connivence, Albin Michel, Paris, 1994
- Dictionnaire du politiquement correct à la française, Albin Michel, Paris, 1996
- La Machination d'Amsterdam, Albin Michel, Paris, 1998
- La saga du Puy du Fou, Albin Michel, Paris, 1998
- L’Europe autrement, avec Georges Berthu, 1999
- Vous avez aimé les farines animales, vous adorerez l'euro, 2001
- La 51e étoile du drapeau américain, Albin Michel, Paris, 2003
- Quand les abeilles meurent, les jours de l'homme sont comptés, Albin Michel, Paris, 2004
- Les Turqueries du grand mamamouchi, Albin Michel, Paris, 2005
- L'aventure du Puy du Fou, Albin Michel, Paris, 2005
- Les Mosquées de Roissy, Albin Michel, Paris, 2006
- Une France qui gagne, Le Rocher, Paris, 2007.